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 Rue Frontenac 29 janvier 09 P-C: les plaies sont encore vive

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Volcan

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MessageSujet: Rue Frontenac 29 janvier 09 P-C: les plaies sont encore vive   Jeu 29 Jan 2009 - 21:18

http://www.ruefrontenac.com/affaires/42-relationstravail/180-relations-de-travail

Petro-Canada : les plaies sont encore vives


Affaires -

Relations de travail

Écrit par Yvon Laprade

Jeudi, 29 Janvier 2009 18:32
Le travail a repris à la raffinerie Petro-Canada, à Pointe-aux-Trembles, après un long et douloureux conflit qui a envoyé sur le trottoir les 260 travailleurs de l'usine pendant 14 mois. Les travailleurs ont touché jeudi leur premier chèque de paie, mais les plaies demeurent vives, reconnaît le président du syndicat (SCEP-FTQ), Jacques Vanier.

«Le lock-out a laissé des traces. Ça va prendre des années avant que notre monde retrouve le goût de travailler pour Petro-Canada. La blessure est profonde. Personne n'oubliera avec quel mépris la pétrolière nous a traités. Il y a des travailleurs qui avaient donné plus de 30 ans de leur vie quand le lock-out a été déclenché de façon sournoise», confie le leader syndical en entrevue à RueFrontenac.com.
Le conflit a débuté le 17 novembre 2006. À la mi-janvier 2009, les travailleurs ont rangé leurs pancartes syndicales pour se consacrer de nouveau à leur travail à la
raffinerie.

Des pertes importantes

«On a perdu beaucoup d'argent au cours de ces 14 mois de lock-out. On a perdu 50 % de notre salaire.Ce conflit-là, on ne l'avait pas planifié. On n'a eu d'autre choix que de se défendre. Et on estime avoir gagné nos points», soumet Jacques Vanier.
Le syndicat a finalement convenu avec l'employeur d'un contrat de six ans. Les travailleurs de la raffinerie de l'est de Montréal continueront par ailleurs de négocier
des clauses «nationales» avec leurs confrères des autres raffineries à la grandeur du pays «Petro-Canada voulait justement nous isoler des autres syndicats canadiens. La pétrolière de l'Ouest canadien croyait même que les travailleurs
montréalais n'étaient pas prêts à se battre jusqu'au bout pour défendre leur position. Elle a eu tort. Elle a mis des énergies inutilement à vouloir nous imposer un contrat de travail qui bafouait nos droits», précise Jacques Vanier.
Lui-même âgé de 54 ans, le président du syndicat est à l'emploi de Petro-Canada depuis 28 ans. Il constate que la moitié des travailleurs de la raffinerie ont moins de 30 ans. Une majorité d'entre eux avaient été embauchés par la pétrolière en 2003. «Pour eux, ce conflit a été une dure épreuve. Ces travailleurs ont de jeunes familles. Il fallait vivre en dépit du conflit. Nous avons réussi à garder notre monde», souligne le syndicaliste. Jacques Vanier ne se fait pas d'illusions. Il s'attend à ce que les relations de travail demeurent «glaciales» à la raffinerie pendant plusieurs mois. «Il y a dans l'usine des cadres qui ont fait notre travail
pendant 14 mois. Il y a, parmi ces cadres, des individus qui ne nous respectaient pas avant le conflit. Les choses ne vont pas s'améliorer du jour au lendemain parce qu'on a signé une nouvelle convention collective», insiste-t-il. Il croit que le sentiment d'appartenance s'est «considérablement altéré» à la raffinerie. Le
syndicat, rappelons-le, a toujours soutenu que Petro-Canada avait recours à des briseurs de grève durant le conflit. Une liste de 106 noms de non-syndiqués, qui n'étaient pas des cadres, avait été présentée par le syndicat. La question entourant le recours à des briseurs de grève avait fait surface à de nombreuses reprises lors de cet affrontement.

L'arrogance


«Ce qui nous a fait sursauter, principalement, c'est l'arrogance de la direction. Petro-Canada s'est en outre livrée à une campagne de désinformation pour salir notre image dans la population. Il nous semble que les choses ne devraient pas se passer de cette façon dans un contexte de relations de travail civilisées», maintient le chef syndical.
Le syndicat avait, de son côté, lancé une campagne de boycott de Petro-Canada qui a «donné des résultats», estime après coup Jacques Vanier. Les automobilistes avaient été invités à ne pas faire le plein dans les stations-service de cette enseigne. «Nous croyons avoir ébranlé la structure de Petro-Canada.On rentre au travail avec le sentiment d'avoir mené une bataille valable, en dépit des torts
immenses qu'elle a causés à nos membres», fait valoir le président du
syndicat. Le dernier conflit de travail avait éclaté en 1979 à la raffinerie de l'est de Montréal. Il avait duré six semaines. Par ailleurs, RueFrontenac.com n'a pas été en mesure d'obtenir la version de la direction de Petro-Canada.


Mise à jour le Jeudi, 29 Janvier 2009 19:50

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