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 Argent, 3 0ct 08 Analyse du boycoottage de P-C....

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Volcan

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MessageSujet: Argent, 3 0ct 08 Analyse du boycoottage de P-C....   Ven 3 Oct 2008 - 22:32

http://argent.canoe.com/lca/infos/quebec/archives/2008/10/20081003-065259.html

Nouvelle charge de la FTQ
Analyse: le boycottage de Petro-Canada peut-il fonctionner?
Mise en ligne 03/10/2008 06h52





Mathieu Bruckmüller
Alors que la FTQ et le SCEP ont lancé la semaine dernière
un appel au boycottage des produits de Petro-Canada, quelles sont les
chances que la menace soit réellement suivie d'effets? D'entrée de jeu, Michel Arsenault, le patron de la FTQ, a montré les
crocs: «Nous n’avons jamais été très forts avec ce genre d’action, mais
il arrive un moment où nous n’avons plus le choix. Et si Petro-Canada
pense que ce genre d’action ne fonctionne pas, j’invite ses dirigeants
à bien lire la dernière déclaration du porte-parole de Wal-Mart. Elle
reconnaît que l’affrontement avec les travailleurs au Québec a fait
chuter son image de marque qui est passée de 71% à 11% auprès des
consommateurs, de 2004 à 2006.» À la suite de la fermeture du Wal-Mart de Jonquière en 2005, le chiffre
d'affaires du géant de la distribution a été affecté pendant au moins
six mois avant que la situation ne se résorbe, abonde Alain Barré,
professeur en relations industrielles à l'Université Laval. «Mais cela
prend plus qu'une déclaration du président de la FTQ pour qu'un
boycottage marche», ajoute M. Barré.

Corde sensible
Le sujet doit d'abord toucher une corde sensible de
l'opinion publique, s'accordent à dire les experts. Pour Michel Grant,
à ce petit jeu là, la faible popularité des pétrolières auprès des
citoyens (profits records sur fond de flambée du prix de l’essence)
constitue déjà un bon point pour les instigateurs du boycottage. Ce dernier a d'autant plus de chances de réussir que le consommateur a
bien des alternatives pour s'approvisionner en carburant. Entre
Ultramar, Shell, Esso et tous les indépendants, dans plusieurs coins du
Québec, il y a l'embarras du choix, résume le professeur associé en
relation de travail à l'école des sciences de la gestion de l'UQAM. Dans tous les cas, l'initiative pourrait fonctionner à condition que
l'automobiliste puisse faire son plein d'essence sans coût additionnel,
avertit Alain Barré. Mais plus que tout, un boycottage nécessite une organisation à toute
épreuve. «Gros travail de pédagogie auprès des clients et des médias,
ce n'est pas une mince affaire. Il faut de l'huile de bras», résume
Gérald Larose, professeur de travail social à l'UQAM et ancien
président de la CSN.
Pour Alain Barré, si la FTQ veut réussir son coup, elle devra
employer les grands moyens à l'image du boycottage orchestré à la suite
de la fermeture de l'usine de chocolat Cadbury de Montréal en 1978. «Tous les syndicats avaient contribué pour multiplier les publicités
dans les journaux locaux, à la radio et à la télévision. C'est une des
plus grandes campagnes de boycottage que j'ai connue», se rappelle le
professeur.

Ignorance
Mais pour l'instant, peu de personnes sont au courant du conflit de
travail chez Petro-Canada et de l'appel au boycottage, ajoutent de
concert nos spécialistes. Tout un défi à relever, en somme, mais qui ne fait pas peur à Daniel
Cloutier, représentant national pour le SCEP: «Le simple fait
d'annoncer le boycottage ne suffit pas», reconnaît-il d'emblée.
D'abord, les organisateurs se donnent un mois pour joindre les 550 000
membres de la FTQ par, notamment, des campagnes de courriels et des
affiches afin de les inciter à cesser d'utiliser les produits de
Petro-Canada. Dans le même temps, des approches auprès de la CSN et de
la CSD sont en cours. «Nous voulons toucher au moins un million de travailleurs syndiqués
d'ici le commencement de novembre, sans compter les membres de leurs
familles et leurs amis», dit M. Cloutier. Par la suite, même si le calendrier n'est pas arrêté, il prévoit lancer
une campagne d'information dans les journaux. Une initiative déjà
testée en août dans le Métro et le Journal de Montréal, avant que la
partie syndicale et l'employeur ne reviennent en vain à la table des
négociations. «Même si nous avons un très bon fonds de défense, nous savons que tout
cela coûte cher. Il sera difficile d’arroser en plus la radio et la
télévision», précise Daniel Cloutier.
Mais jusqu'à quel point les organisateurs du boycottage
veulent-ils faire mal à Petro-Canada ? «Si nous faisons en sorte qu'il
y ait une baisse marquée des ventes de produits de Petro-Canada au
Québec, cela serait un grand accomplissement», souligne sans plus de
détails M. Cloutier. Alors quoi, 5%, 10%? «Ce serait très significatif. L'idée est surtout de faire comprendre à
Petro-Canada qu'il n’y a qu'une seule façon de régler le conflit. C'est
en revenant à la table des négociations», répond-il.
La mise à l'index de Petro-Canada, entérinée par l'ensemble
des syndicats affiliés à la FTQ, fait suite au rejet, fin septembre, de
la dernière offre de l'entreprise par les 250 travailleurs de sa
raffinerie de l'Est de Montréal. Ceux-ci sont en lock-out depuis le 17
novembre 2007.
Selon le syndicat, le conflit repose sur le refus de
Petro-Canada de respecter le règlement modèle négocié par le SCEP dans
l'industrie à travers le pays.

Cousine Volcan lol! lol! lol!
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