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 la Presse 2 oct.08 10 mois sous une tente

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Volcan

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MessageSujet: la Presse 2 oct.08 10 mois sous une tente   Jeu 2 Oct 2008 - 10:25

http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/national/200810/02/01-25566-dix-mois-sous-une-tente-dans-lest-de-montreal.php

Publié le 02 octobre 2008 à 06h44 | Mis à jour à 06h48
Dix mois sous une tente dans l'Est de Montréal






Les employés en lock-out de Petro-Canada ont érigé une tente près de la
raffinerie. Fréquemment, les automobilistes klaxonnent pour manifester
leur appui, parfois d'autres s'arrêtent pour dénoncer les travailleurs.
Photo: François Roy, La Presse

Violaine Ballivy
La Presse
Les
265 travailleurs en lock-out de la raffinerie Petro-Canada ont rejeté
massivement mercredi dernier les dernières offres présentées par la
partie patronale, prolongeant ainsi un conflit qui s'éternise déjà
depuis plus de 10 mois. Les syndiqués semblent désormais résignés à
passer un deuxième hiver une pancarte à la main.

Dimanche matin. Il est 9h. Le ciel est gris, triste comme il peut
l'être un matin d'automne. Froid et humide. Sous un abri de plastique
verdâtre, cinq hommes, la barbe naissante, jouent aux cartes
tranquillement. Une fille dort dans un coin.

Le petit groupe s'occupe tant bien que mal en attendant la relève.
Chaque syndiqué est tenu de faire 21 heures de piquet par semaine, en
échange desquelles il reçoit 500$, versés à parts égales par le
syndicat local et ceux des autres raffineries du pays. À midi, un autre
groupe viendra prendre la relève jusqu'à 18h. Et ainsi de suite jusqu'à
la fin du conflit...

Ce matin-là, les travailleurs sont tous très jeunes. Le doyen du groupe
travaille à la raffinerie depuis sept ans, mais Mathieu Boulais et
Caroline Corriveau comptaient à peine sept mois d'ancienneté quand le
lock-out a été décrété, le 17 novembre dernier. En d'autre mots, ils
ont plus d'ancienneté «sur le trottoir» qu'«à l'intérieur». Les
syndiqués insistent tous sur «le bon, l'excellent moral» des troupes,
mais derrière les sourires et les rires, on sent vite poindre
frustration et exaspération. En novembre dernier, les employés ont fait
un pool sur la date à laquelle ils pensaient retourner au travail. Ils
sont rares, aujourd'hui, ceux qui ont encore des chances de remporter
la cagnotte. La plupart avaient parié sur le mois de mars 2008. Au pire.

«On est surpris, mais ils le sont encore plus, à l'intérieur. Ils ne
pensaient jamais qu'on tiendrait aussi longtemps», dit Mathieu Boulais.

Des klaxons d'automobilistes interrompent régulièrement leurs
conversations, en signe de solidarité. Sauf les jours où le prix de
l'essence à la pompe augmente. Là, c'est le contraire. «Les gens nous
crient de retourner au travail. Ils pensent que c'est en partie à cause
de nous!» s'étonne Mathieu Boulais.

D'autres, aussi, jugent que ces employés aux salaires supérieurs à la
moyenne provinciale se plaignent le ventre plein. Ceux-là aussi leur
crient des insultes.

Des revendications incomprises

«Quand on est en lock-out, on est considérés comme des moins
que rien», dit encore Caroline, qui a dû se résoudre à renégocier son
prêt hypothécaire il y a quelques semaines, coincée par la baisse très
marquée de ses revenus.

«Les gens ont beaucoup de mal à comprendre nos revendications et
pensent qu'on veut juste des meilleurs salaires. On n'est pas dehors
pour ça», relève Pierre Ouimet.

La pétrolière refuse de conclure avec ses employés montréalais un
règlement calqué sur le modèle en vigueur dans l'industrie du pétrole
au pays. «Ils veulent nous casser, ils pensent que ce sera plus facile
parce que la proportion d'employés jeunes est très forte ici», affirme
Christian Brazeau.

Les questions de santé et sécurité sont aussi au coeur des
préoccupations. Les nombreux départs à la retraite ont fait en sorte
que les employés gravissent beaucoup plus vite les échelons. Des
travailleurs, jeunes et peu expérimentés, doivent occuper des postes
lourds de responsabilités sans avoir la préparation qu'ils estiment
nécessaire.
Les chefs de famille sont les plus durement éprouvés. Quelques-uns ont
pris de petits boulots à droite et à gauche, dans des épiceries ou des
restaurants. «Aucune autre pétrolière ne veut nous embaucher», lâche
Christian Brazeau. Une poignée sont partis travailler dans les
provinces de l'Ouest, mais la quasi-totalité sont restés.

Pourquoi? Parce qu'ils aiment leur travail. Tout simplement. «C'est ce
qu'il y a de mieux, travailler dans une raffinerie, peut-être que dans
30 ans, je serai tanné, mais là, je ne m'imagine nulle part ailleurs»,
dit Yannick Busque.

Mais Roger Trottier, qui en est à son quatrième conflit en 30 ans de
service, lui fait vite cette mise en garde: «Le climat va être tendu
quand on va rentrer.» Roger Trottier était à 10 jours de la retraite
quand le lock-out a été décrété. Le repos sous le soleil devra
attendre, alors qu'il se prépare à passer un deuxième hiver sous la
tente: «On va ressortir bientôt la chaufferette et le petit barbecue.»

Ses collègues opinent. Si le pool était à refaire, ils parieraient
presque tous sur un rentrée au travail au printemps 2009. Au mieux,
cette fois.

Pour joindre notre journaliste: violaine.ballivy@lapresse.ca
Cousine Volcan lol! lol! lol!
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